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Bernis, commune de 3057 habitants en 2006, dans
le canton de Vauvert, fait partie de la communauté d'agglomération
Nîmes Métropole, dont elle est distante d'une dizaine de kilomètres.
Son territoire s'étend sur 1280 hectares de la pointe
méridionale des coteaux nîmois jusque dans la plaine de la
Vistrenque et sur les bourrelets des Costières, d'où la variation de
l'altitude de 16 à 92 mètres. |
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Son relief est marqué au
nord par la présence de collines calcaires du crétacé inférieur
(garrigue) et au sud par d'épaisses alluvions rhodaniennes
recouvrant une formation argileuse. La couverture végétale découle
du relief : au nord la garrigue est constituée d'une végétation
arbustive basse à feuillage persistant (chênes vert ou kermès, pins
d'Alep, oliviers) dans la plaine, lieu d'implantation du village, où
coule la rivière du Vistre, prédominent les cultures maraîchères,
plus au sud, les bourrelets des Costières sont le domaine incontesté
de la vigne et des arbres fruitiers.
Le village situé en bordure
de l'antique voie Domitienne reliant Nîmes à Ampurias (Espagne)
était autrefois entouré d'une enceinte fortifiée. Aujourd'hui, seuls
quelques fragments de bornes milliaires et un “mail” ombragé d'une
double rangée de platanes ceinturant le vieux village groupé autour
des vestiges du château en retracent le souvenir. |
Édifiée au
début Moyen Age, l'église Saint André (XIIe), et la tour de
l'horloge(XIIIe) témoignent également de cet attachant passé
historique.
Plus proche de nous dans le temps, l'imposante
bâtisse du temple construit en 1821 sur la place du jeu de ballon
rappelle que nous sommes ici en terre huguenote.
A la fin du
XIXe, le grand développement de la viticulture entraîne la
construction de grandes et belles maisons bourgeoises en bordure des
boulevards, c'est alors que la localité devient un magnifique
village désigné depuis par “BERNIS la flour dou païs”. |
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| L'église |
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L'église est dédiée à Saint André.
Elle est sans contestation le joyau architectural de notre village.
Elle est mentionnée dans une bulle
papale de 1095. De l'époque romane subsistent la nef et le portail.
Le clocher semble avoir été ajouté au 15e siècle, et il n'en reste
plus que la base. Après les guerres de Religion, la reconstruction
de l'édifice est confiée à Jean Cossefière, maçon. Les travaux
s'achèvent en 1680. En 1703, l'église est à nouveau détruite par un
incendie. Au 18e siècle, adjonction d'une chapelle seigneuriale au
nord, chapelle funéraire des seigneurs de Bernis, coiffée d'un dôme
à l'impériale. En 1794, l'église est transformée en temple de la
raison, puis, en 1795, l'édifice sert à la distribution des grains
et pour la tenue de l'assemblée primaire du deuxième canton de Milhaud.
Avec le retour de la liberté du culte, en mai 1795, l'église est
rendue à son usage. En 1854, début des travaux de construction de la
flèche du clocher selon les plans de l'architecte Revoil. En 1855,
d'autres travaux sont menés sur l'édifice. En 1885 et 1895, la
foudre endommage la flèche.
Inscription aux Monuments Historiques l'église en totalité (cad. BB 53) : par
arrêté du 31 mai 2006
Inscription 06 12 1949 (portail)
(arrêté) annulée. Objets mobiliers protégés : dalle funéraire, borne
milliaire classées OM 29 12 1906 ; tableaux classés OM 30 12 1982
La borne miliaire de l'église en
pierre au nom de l'Empereur Claude remployée dans la colonne de la
nef.
Date Mistral 2007/05/09 Référence AP82X01078
Source : http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/patrimoine/
La petite chapelle avec son
lanterneau date de la dernière époque de la Renaissance (XVIIIe) et
a dû être construite peu avant la révolution.
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| Le porche |
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| Le portail |
Les chapiteaux |
Épaulé par deux contreforts de hauteur inégale, le cintre du portail comporte deux ressauts garnis de chaque côté par deux petites colonnes qui se prolongent sous l'arc par un tore de section identique qui forme la voûte. |
Les chapiteaux, constitués de gros tailloirs posés sur des corbeilles cubiques portent alternativement des entrelacs à trois brins et des rinceaux à palmettes.
Sur les corbeilles reliées deux à deux par des motifs d'inspiration carolingienne (tresses, croix d'entrelacs, rosaces) on distingue respectivement de gauche à droite, des oiseaux et des quadrupèdes affrontés, une sirène à double queue et un monstre à longue queue. |
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| La nef |
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Faisant suite à l'imposante tribune édifiée en 1902, la nef s'ouvre de part et d'autre sur trois travées attenantes avec leurs arcs de décharge simple (première travée) et double (deuxième travée). Le mur de droite est percé de deux fenêtres et d'une petite porte d'origine romane.
En partie enchâssée dans le mur gauche, la deuxième colonne recevant deux doubleaux est formée par un milliaire romain datant de l'Empereur Claude. Cet ensemble roman est construit en moyen appareil, d'une belle teinte tirant sur le rose et visible seulement sur les parois extérieures. |
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| La dalle funéraire |
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Elle porte les armoiries de Louis de Bérard et de son épouse Louise de Bermond, seigneur et dame de Bernis ensevelis dans l'église en 1689.
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| La croix de mission |
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Plantée en 1818 sur l'emplacement de l'ancien temple, elle n'a cessé au fil du temps d'être l'objet de querelles entre les catholiques et les protestants. A la suite des lois sur la séparation de l'église et de l'état votées en 1905, dans le cadre de la laïcisation du territoire de la commune, le conseil municipal la fera enlever subrepticement de la place publique le 16 juillet 1912 à cinq heures du matin. Récupérée par les habitants catholiques, elle sera installée dans la petite chapelle de l'église où elle est encore de nos jours.
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| Le vieux cimetière |
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Situé dans l'impasse de la Vaunage, le vieux cimetière est désaffecté depuis 1858. Le 6 février 1859, “ne voulant pas laisser troubler et disperser les restes de ceux qui leur furent si chers”, les habitants catholiques souscrivent volontairement la somme de 3 200 F. qu'ils remettent à la municipalité sous réserve que le cimetière soit entretenu dans l'état et que l'inscription suivante soit placée sur la porte d'entrée :
“Hanc terram religio sacravit, servavit fidelium pietas”, La religion a consacré cette terre, la piété des fidèles l'a conservée. |
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| La cave coopérative |
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La cave coopérative “Les vignerons de Bernis” voit le jour en 1940 sous l'impulsion de Mr Marcel de Vérac qui regroupe autour de lui quatre-vingt-huit viticulteurs.
Les premières vendanges y sont apportées en septembre 1941. Elle vinifie en moyenne chaque année 40 000 hl. jusqu'à son intégration en 1993 dans le groupement inter-cave “Costières et Soleil”.
Actuellement le bâtiment n'héberge plus qu'un local de vente des Costières de Nîmes “Le Caveau de Bernis”. |
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| Le temple |
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Le premier temple, édifié sur un terrain proche de l'emplacement de la poste actuelle a été rasé le 25 octobre 1685 à la suite de la révocation de l'édit de Nantes.
C'est à partir de l'année 1804, deux ans après la reconnaissance officielle du culte réformé, que les protestants envisagent la construction d'un nouveau temple.
La grande division entre les catholiques et les protestants mettra de nombreuses entraves à sa réalisation. Commencée effectivement en 1811, la construction par manque de fonds restera ouverte aux quatre vents pendant trois ans et ne sera terminée qu'en 1821.
A peine achevée, elle s'avère très fragile et l'on doit dresser de gros contreforts extérieurs à chaque angle.
En 1847, on lui rajoutera le campanile en fer.
En 1854, de nouveaux signes inquiétants de sa fragilité apparaissant, on élève alors les colonnes intérieures et en 1855 on construit le tambour d'entrée.
La très belle cloche fondue le 15 mars 1850 porte le nom d'Isabeau à la suite d'un charivari mené par la jeunesse, lors du mariage d'un jeune garçon bossu avec une veuve de 20 ans son aînée.
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