INITIATION A L'ANALYSE MUSICALE

par Elisabeth MAURIN

Ou la la, késaco ???????? Boudiou, peuchère, c’est trop compliqué !
C’est ce qu’a dû se dire bon nombre de personnes qui ont reçu l’invitation ci-contre !
Et pourtant…
Savez-vous tout ce qui se cache derrière un morceau de musique, qu’il soit une grande symphonie ou une simple chanson ? Il n’est nul besoin de savoir lire une partition ou de connaître toute l’histoire de la musique pour « pénétrer » dans une œuvre.
Il suffit d’avoir des oreilles… et un bon guide – moi en l’occurrence et en toute modestie, pour cette conférence !
Pourquoi ai-je eu cette idée ? D’abord parce que, professeur d’Éducation musicale, l’analyse des œuvres a fait partie de mes études et que c’est passionnant tout autant que l’analyse d’un tableau d’un film, ou  d'une oeuvre littéraire.


Alors, qu’est-ce que l’analyse musicale ?

Faire l’analyse d’une œuvre musicale, c’est, comme pour un tableau ou une construction, entrer dans la composition de l’œuvre : c’est « voir » ce qui en fait la structure, c’est se rendre compte du choix des « couleurs » et de leur rôle, bref, de tous les éléments qui nous la rendent équilibrée sans que nous nous en rendions compte.
Toute œuvre musicale est construite sur une structure – un plan, qui peut être un plan déterminé, caractéristique de l’époque que le compositeur respecte plus ou moins, ou un plan créé par le compositeur lui-même.

Cette construction s’établit par l’utilisation du ou des thèmes musicaux de l’œuvre. « On entend par thème toute idée mélodique ou rythmique suffisamment caractérisée et susceptible d’être développée ou variée ». Def. du Dictionnaire de la musique d’A. Honegger.
Un thème est caractérisé par sa longueur, du nombre de phrases dont il est constitué, de sa mélodie, de son tempo, son rythme, son timbre (instrument ou voix à qui il est confié)… et d’autres choses trop compliquées à évoquer ici !
Pour un musicien, le repérage de thèmes est facile : il lui suffit de lire la partition. Pour un non musicien, il faudra faire appel à sa mémoire pour pouvoir ensuite observer la présence d’autres thèmes ainsi que leur modification. Analyser une image est bien plus facile car on l’a tout le temps devant les yeux !



Pour cette première conférence, j’avais choisi une œuvre connue de tous, je pense : le premier mouvement de la symphonie 40 de Mozart dont voici le 1er thème et ses caractéristiques (le nom des notes n’a aucune importance, il suffit de regarder le dessin).

C’est un thème joué par les violons, en trois phrases (phrase 1 et 2 de même longueur et phrase 3 plus longue) sur la même cellule rythmique, 2 brèves, une longue ; les phrases 1 et 2 observent le même schéma mélodique : une montée (les notes vont vers l’aigu) suivie d’une descente. Le tempo est vif.

L’analyse va donc consister à voir le rôle et les transformations de ce thème au cours de l’œuvre.

Notons que le 1er mouvement ce cette symphonie, comme tous les premiers mouvements des formes classiques – c’est à dire de l’époque classique - (symphonies, sonates, concertos) obéit à un plan appelé « forme-sonate » et qui se présente ainsi :

Exposition
Thème A
Pont (transition)
Thème B
Cadence conclusive
Développement
Comme son nom l'indique, il s'agit d'un travail d'écriture inspiré des thèmes A et B
Réexposition
Répétition de l’exposition avec des variantes.
 
Bien évidemment, ce plan est très simplifié. Il y a d’autres aspects trop longs et trop compliqués à expliquer ici.

Impossible de faire une analyse musicale sans l’écouter alors pour ceux qui sont intéressés par cette œuvre, vous pouvez le faire en en suivant le plan sur le site suivant :
http://www.ecouteactive.fr/mozartwa/Symphonies/Mozart-symph40-mvt1.html



Après une analyse, on ne peut plus écouter une œuvre musicale de la même façon mais cela n’enlève en rien le plaisir, bien au contraire.
Personnellement, je préfère visiter une exposition de peinture ou un bâtiment historique avec un guide compétent plutôt que seule en me contentant de me dire : « c’est beau » ou « je n’aime pas », car même si je n’aime pas, j’aurai au moins le plaisir d’en savoir plus !



Les Estrangers au village

par René Domergue
Vendredi 23 janvier 2015

« Je partirai des mots qui, dans le parler méridional, désignent les étrangers afin de mener une réflexion sur l'arrivée des populations nouvelles dans les villages et sur le processus d'intégration. Quelques exemple : le mot estranger qui désigne de manière générale l'étranger au village, les mots babi et manja macaroni qui désignait les Italiens, les mots manja-tomatas et quantité d'autres pour désigner les Espagnols, Raiols pour ceux des basses cévennes, Gavots, etc...

Je montrerai les problèmes auxquels ont été confrontés ces populations : regard condescendant, difficulté des mariages mixtes, conflits entre bouscatiers et gardes forestiers,...

Puis je ferai le parallèle avec des arrivées plus récentes comme celle des Pieds-Noirs et des Maghrébins.
Sans oublier la question des caraques et des noïs ! Aux boules, on dit de celui qui tire à la rébalette qu'il joue comme un caraque (pris au sens de gitan). Or la passion des gitans est de tirer plein fer. »


Quand La Lozère se souvient

par Jacques Mauduy (historien et géographe) et Pierre Donaint ( Photographe)
Samedi 14 mars 2015

La Lozère dans la Grande Guerre : Les monuments aux morts racontent.
Durant la première guerre mondiale, la Lozère est le département français qui compte le plus grand nombre de morts par habitants, près du double de la moyenne nationale. La Lozère compte 185 communes, 183 monuments aux morts et plaques ont été érigés. Ces monuments de pierre et de métal rappellent les batailles, racontent les vies fauchées. Les visages de ces noms et prénoms révèlent mieux qu’un long discours la réalité de la Grande Guerre et la disparition d’une génération. Un quart des mobilisés lozériens ne reviennent pas et la moitié sont blessés. Ces hommes, pour la plupart paysans, sont envoyés au front dès les premières batailles d’août 1914. Ils seront de tous les combats : le derier mort officiel de la guerre est un berger lozérien, Augustin Trébuchon.



En restituant l’histoire des monuments aux morts en Lozère, L’historien et géographe Jacques Mauduy et le photographe Pierre Donaint proposent un récit charnel et cru du souvenir des disparus des disparus de 1914 – 1918. Les images hantent, les sculptures crient, protègent ou vengent : derrière les chiffres, les noms reprennent vie. C’est aussi l’histoire de la France, de l’âpre lutte entre la République et l’Eglise et entre républicains et légitimistes pour s’approprier cette mémoire.

La participation des Républicains espagnols

à la libération de la France

par Joachim GARCIA, président de l'amicale des anciens Guérilleros espagnols Gard - Lozère
Lundi 1 juin 2015 à 18h15

 
Compte-rendu  : se reporter à l'exposition "La guerre d"Espagne"