19ème concours " J'aime mon villge" 2018

Le Mardi 18 décembre 2018, dans les locaux de l’école élémentaire de BERNIS, sont proclamés les résultats du 19 ème grand concours qui s’adresse aux élèves du cours moyen 2e année.
A cette occasion de nombreux parents et élèves étaient présents.
Après les présentations des personnalités présentes, un petit mot en souvenir de Lucien Fache décédé cette année et organisateur du concours en collaboration avec la directrice est prononcé par  David ARNAL président de l’Association des Amis de BERNIS et Monsieur Théos GRANCHI maire de la commune, Corinne THIMOTEE  Directrice de l’Ecole Primaire donne lecture des sujets en relation avec la guerre de 1914/18. Cette année, les élèves doivent mettre en scène un Poilu de la grande guère  à coté d’un monument du village qu’il aura plaisir à retrouver en permission ou à la fin de cette terrible guère.
     
J.Pierre VERGIER, membre de l’organisation du concours présente les deux thèmes retenus cette année : Arts Plastiques et Expression Ecrite ainsi qu’un questionnaire sur le village et son environnement proposé aux élèves et proclame les résultats par catégorie.

Arts Plastiques :
1: Camille SPERANZA
2: Kayna BOUDJENANE
3 : Méline RICARDOU
  
Expression Ecrite :
1 : Charlotte GEIDER
2 :  Valentin BANYOLS
3 : Camille SPERANZA
 
Classement Général :
1 : Camille SPERANZA
2 : Charlotte GEIDER
3 : Wissem EZZIR

Les Lauréats au classement général reçoivent respectivement des bons d’achat de 60€, 40€, et 25€ offerts par les Amis de Bernis.
Un livre est offert par la Mairie à tous les participants et un petit cadeau offert par le conseil départemental.
 Le verre de l’amitié a clôturé cette belle manifestation .
 Ci-dessous en photos les trois dessins Arts plastiques retenus

1er : Charlotte Geider
Armand Durand, âgé de vingt ans, est grand, mince, avec des yeux en amande et bleus, une fine bouche et un nez aquilin. Il est travailleur, toujours prêt à rendre service, gentil, généreux mais aussi tenace et fort.
 
               Un matin, il va à la boulangerie de ses parents pour leur dire bonjour. Mais ce matin n’est pas un matin comme les autres : ça fait déjà vingt minutes que la cloche sonne. Sa mère, Clothilde sort suivie de son père Élian. Sébastien, son frère, arrive en courant et donne à Clothilde un papier. « Ce papier, c’est celui de la mobilisation générale », lui explique sa mère. Avant de partir, Armand veut aller devant le vieux platane. C’est là où il aime aller car on peut sentir l’odeur de la sève, entendre les feuilles craquer sous ses pieds. Aujourd’hui, il ne travaille pas, il veut passer sa journée à sentir la fine odeur de l’herbe coupée, regarder les champs de blé se perdre dans les vignes et avancer vers l’horizon.
 
               Il va chez lui regarder les nuages bleus se perdre dans l’obscurité. Sa mère lui ouvre ses bras pleurant à chaudes larmes et son père, ému, s’avance vers eux et les serre dans ses bras. Demain, il ne sait pas ce qui l’attend, mais ses dernières heures, il veut les passer avec sa famille à parler pour oublier ce qui peut l’attendre demain. Il est fier de représenter la France mais aussi angoissé. Toutes ses questions, il en trouvera la réponse sur le champ de bataille.
 
2ème : Valentin Banyols
 
               Je m’appelle Armand Durant. Je suis né il y a 20 ans à Langlade. Maintenant, j’habite le plus beau village du département, Bernis. Je suis un jeune homme grand, fort, courageux avec toujours le sourire. Comme mon grand-père et mon père je suis viticulteur.
 
               J’adore travailler dans les vignes en chantant des chansons qui racontent l’histoire de mon village. J’aime aider mes voisins, c’est pour ça que j’ai participé à la construction de l’école du vieux village. Mais l’arrivée de l’électricité nous a permis d’améliorer notre quotidien.
 
               Mais tout a changé quand les cloches de l’église ont retenti longtemps. Dans le village il y avait des affiches avec l’ordre de mobilisation générale qui disaient à tous les hommes valides de se présenter à la mairie. Les hommes disaient qu’ils seraient de retour pour faire les vendanges et les femmes annonçaient leur retour dans un mois. Moi je ne savais pas quoi penser, entre l’excitation et la peur.
 
               Mais j’ai compris ce que je devais laisser derrière moi. Ma mère fatiguée allant au lavoir faire la lessive ; mon père au dos usé par le travail profitant du soleil couchant sur la place du village. Qui allait s’occuper de mes belles vignes ? Qui ramasserait mes belles grappes de raisins ? Et si je ne revenais pas…
  
  3ème : Camille Speranza
 
               Je m’appelle Armand Durand et j’ai vingt ans, je suis svelte, élancé, brun aux yeux noisette. Je suis généreux avec un petit nez. Mon métier est vigneron. Hélas mon père est mort en 1894 pendant la prise de Tombouctou. J’ai aussi un petit frère de cinq ans. Ma mère s’appelle Marie et ma fiancée Stéphanie.
 
               A quatre heures de l’après-midi, quelques petits nuages pommelaient le ciel que le mistral avait rincé comme une pierre de lavoir. Le calme fut rapidement rompu par le tintement assourdissant des cloches. J’avais peur, je paniquais et je voyais les gens courir en criant « C’est la guerre ». Je fus désespéré !
 
               J’allais au village et je vis l’affiche ! J’étais tellement triste de rater l’anniversaire de Jean, mon petit frère et mon mariage. Cependant j’avais aussi envie de découvrir la guerre.