René Frégni : "On ne s'endort jamais seul"


René Frégni a déserté l'armée après de brèves études et vécu pendant cinq ans en Turquie sous une fausse identité.

De retour en France, il a travaillé durant sept ans comme infirmier dans un hôpital psychiatrique avant de faire du café-théâtre et d'exercer divers métiers pour survivre et écrire.

Depuis plusieurs années, il anime des ateliers d'écriture dans la prison d'Aix-en-Provence et celle des Baumettes.

Il vit à Manosque mais son cœur bat à Marseille. La ville est presque au centre de tous les polars qu'il écrit.
En 2011, il publie "La fiancée des corbeaux". Comme une suite à "Elle danse dans le noir" pour lequel il reçoit les Prix Jean Carrière et le 1er Prix Lecteurs du Festival de Mouans-Sartoux 2011.


Source : http://livres-fregni.org/

Avant une semaine orageuse, le barbecue littéraire, s’est déroulé par une belle soirée estivale. André GARDIES, ainsi que Monique BARRIERE, nous ont concocté pour ce rendez-vous devenu incontournable, une animation culturelle et culinaire qui nous ravit toujours.

L’invité est René FREGNI qui, après une jeunesse tumultueuse, se lance dans la lecture, puis en autodidacte dans l’écriture.
L’école primaire est le moment le plus douloureux de sa vie. Portant des lunettes, les autres élèves le surnomment « quatre œil ». Il quitte rapidement son établissement scolaire et à 15 ans, il part en stop pour la Turquie. Convoqué pour accomplir son service militaire, il se présente avec deux mois de retard et considéré comme déserteur, il est condamné à la prison. C’est dans cet environnement, qu’il découvre la lecture et c’est le déclic.

Jean Pierre JULIEN nous lit un extrait de : « Elle danse dans le noir ». L’auteur parle de sa fille Marilou, mais surtout de sa mère décédée d’un cancer avec laquelle il avait un lien important. Puis c’est Michel MASSAL qui dit, tiré de « Sous la ville rouge », l’histoire de Charlie qui a deux passions, la boxe et la littérature et qui se heurte au mépris des éditeurs parisiens pleins d’arrogance.
Pour terminer, c’est André GARDIES qui tire sa lecture du livre « On ne s’endort jamais seul », l’histoire d’un facteur veuf dont la fille a été enlevée ; des voyous vont l’aider à rechercher son enfant.

Pour René FREGNI, son expérience du milieu carcéral et la marginalité se ressentent aux travers de ces différentes lectures où le personnage central et l’écrivain se confondent souvent. Dans ses romans, il ressort beaucoup d’amour, d’amitié, de sensualité, d’érotisme et une certaine violence.
La discussion et les questions, ont principalement tourné autour du monde carcéral et du milieu de l’édition, petit cercle très fermé. Notre auteur est pourtant édité par GALLIMARD et il a obtenu plusieurs prix littéraires : en 1989 le prix Populiste, en 1992 le prix spécial du Jury du Levant en 1998, le prix Paul Léautaud et en 2001, le prix Antigone.

Après la traditionnelle séance de dédicaces, c’est l’apéro qui précède le repas estival dans lequel les grillades ont la part belle, sans oublier la salade et le dessert.
Pour les Amis de Bernis, la culture n’est pas un vain mot et à l’année prochaine pour un autre Barbecue Littéraire.

Bernard AUGIER