MEDECIN DE CAMPAGNE - LES CAMISARDS

Comédie dramatique française  de Thomas Lilti
Date de sortie le 23 mars 2016
 

François CLUZET ( Jean Pierre Werner, le médecin) et Marianne DENICOURT (Nathalie Delezia, la remplaçante) sont les principaux personnages de cette histoire.

Un médecin de campagne chez qui une tumeur cérébrale a été diagnostiquée exerce un véritable sacerdoce dans une campagne française. Il est obligé, malgré lui de lever le pied et c’est Nathalie qui vient le seconder.

Les relations sont tendues entre les deux protagonistes, Jean Pierre, refusant de déléguer, est désagréable avec Nathalie qui fait face et arrive à s’imposer. Pourtant une certaine complicité s’installe au fur et à mesure des événements.

Malgré une soirée frisquette, c’est une cinquantaine de cinéphiles qui est venue assister à la projection du film « Un médecin de campagne ».


Les camisards sont de simples paysans et artisans protestants, qui se rebellent à partir de 1702 contre les autorités en réaction aux persécutions de leur foi religieuse. Ils résistent aux exactions perpétrées par l'intendant du Languedoc et ses troupes, mais s’estiment fidèles au roi Louis XIV, qu’ils pensent mal conseillé au point de se nommer eux-mêmes lous Raiòus (« les royaux », de l'occitan languedocien raïol, royal).

Gens du peuple qui ne possèdent ni équipement ni armement militaire, ils portent lors de leurs combats de simples chemises, d’où leur nom de camisards (de l'occitan languedocien camisa : « chemise »).

Ces camisards vivent essentiellement dans les Cévennes et parfois dans la Vaunage (cas d’Abdias Maurel dit « Catinat »). Leur parfaite connaissance du terrain et les particularités du relief des Cévennes leur permettent de résister deux ans aux troupes royales dans un combat inégal s’apparentant à une guérilla. Ils peuvent ainsi pendant un temps constituer des réserves, se cacher et soigner leurs blessés dans les grottes, nombreuses dans le bas-pays cévenol. Leur capacité à passer d'une vallée à l'autre rapidement par les petits chemins de berger (« drailles » en cévenol) leur garantit impunité et effet de surprise, en tous cas au début de la révolte.

Par la suite l'intendant Basville fera aménager la route de crête de Florac à Saint-Jean du Gard dite « corniche des Cévennes », pour améliorer la mobilité de ses troupes. La plupart de leurs combats se situent dans les Basses-Cévennes et en plaine (Saint-Just et Vacquières, Sauve, Saturargues). C'est d'ailleurs en s'aventurant contre des troupes régulières dans un combat en plaine que le chef camisard Jean Cavalier sera finalement battu de manière décisive par le maréchal de Montrevel le 19 avril 1704.